Table des Matières de la série 1

Chanter à la gloire de Dieu

Acheté pour Dieu

Les sentiments et la foi

Le Premier-né

L’éducation de Dieu

Les grenades

Ecouter

Les Récabites

Le libre arbitre

La Bible

L’année hébraïque

Une montagne et un mont

Pour conclure (Alsace-Lorraine)

Chanter à la gloire de Dieu

1

Si de sombres nuages s'amoncellent,

si, soucieux, nous courbons la tête,

en toi, Seigneur, est le oui et l'amen,

tout ce que Dieu a promis.

si on porte atteinte à ta parole,

néanmoins, ta voix retentit : tenez fermes !

Accorde-nous la grâce de le réaliser

aussi longtemps que nous vivrons.

2

Si le sel perd de sa saveur,

que ta volonté n'est plus recherchée ;

s'il y en a de ceux que tu as rachetés

qui choisissent le monde.

Si l’homme se repose sur son intelligence,

néanmoins, ta voix retentit : soyez fermes !

Seigneur, fais-nous nous confier en ta parole,

et ne pas nous reposer sur notre sagesse.

3

Si la vérité est abandonnée,

si la parole des hommes devient la norme,

si la puissance de ceux qui te haïssent

menace et déferle comme un ouragan,

si nous voyons partout de l’incrédulité,

néanmoins, ta voix retentit : je viens !

Donne à ton petit troupeau des forces

pour t'attendre avec persévérance.

Traduction du cantique 173 du recueil intitulé « Geestelijke liederen »
J.Ph. Buddingh (1927-2012)

Ce cantique peut être classé dans la catégorie des « cantiques de la fin des temps ». C'est le temps dans lequel nous vivons actuellement. C'est pourquoi ce cantique est d'une grande actualité. Quiconque aime le Seigneur Jésus et souhaite donc vivre selon la volonté de Dieu, quiconque prend la Parole de Dieu comme guide pour sa vie, souscrit de tout cœur au contenu de ce cantique.

En effet, des nuages menaçants planent au-dessus de la tête des chrétiens, comme l'exprime de manière imagée le premier couplet. Il ne s'agit pas de la situation dans le monde, mais de l’évolution de pensées parmi ceux qui portent le nom du Christ. « Sache ceci, que dans les derniers jours il surviendra des temps fâcheux ; car les hommes seront égoïstes, avares, vantards, hautains, outrageux, désobéissants à leurs parents, ingrats, sans piété ... », écrit Paul en 2 Timothée 3 v.1-2. Cela ne concerne pas les gens du monde, mais les chrétiens, car la dernière chose qu'il dit à leur sujet est : « Ayant la forme de la piété, mais en ayant renié la puissance » (verset 5). Que le monde enfreigne de plus en plus les commandements de Dieu est compréhensible, car il s'est détourné de Dieu et de Christ ; pourrions-nous nous attendre à autre chose ? Mais que les chrétiens deviennent désobéissants à la Parole de Dieu et que la chair règne en eux, cela est triste et décourageant !

C'est précisément pour cette raison que le Seigneur Jésus nous encourage en nous disant : « Tiens ferme ! » Ce qu'Il a dit à l'Assemblée de Philadelphie dans le livre de l’Apocalypse, Il nous le dit aujourd'hui : « Je viens bientôt ; tiens ferme ce que tu as, afin que personne ne prenne ta couronne » (Apocalypse 3 v.11).

Même si, dans la chrétienté, la Parole de Dieu est bafouée d’une manière générale, et que les commandements de Dieu les plus élémentaires sont foulés aux pieds, même s'il ne reste qu'un petit groupe de croyants qui désirent Lui rester fidèles, Lui reste le Même. Il nous exhorte à accepter les Saintes Écritures comme autorité absolue et à vivre en accord avec elles, afin de conserver ce qu'Il nous a confié. En effet, qu'Il nous accorde la grâce de le faire tant que nous sommes sur la terre !

Le contenu du deuxième couplet s'inscrit dans la continuité. Si le sel perd sa saveur, il ne sert plus à rien, on n’a plus qu’à le jeter (*). Nous sommes le sel de la terre. La présence de vrais chrétiens en qui habite le Saint-Esprit a un effet « conservateur » ; cette présence continue de freiner le développement du mal dans le monde. S'il n'y avait pas de chrétiens, l'impiété et l'anarchie seraient encore plus grandes sur la terre. Comme il est triste alors que la « qualité » des chrétiens se détériore, que le sel perde sa saveur !

Hélas, comme aussi l’annonce la Parole de Dieu, n’est-il pas de pratiques courantes que la volonté de Dieu est de moins en moins recherchée, que les chrétiens ont fait le choix du monde, qu’ils n’ont de confiance qu’en eux-mêmes : en leur propre intelligence, leur propre force ou leur argent. Que faire alors ? Nous pouvons prier pour eux, mais nous ne pouvons pas les changer. Il nous est d’autant plus nécessaire d’écouter l'exhortation et l'appel du Seigneur Jésus : « Tiens ferme ! » Ne cédons pas, ne nous laissons pas entraîner, mais restons fidèles au Seigneur Jésus !

Dans le troisième couplet, la cause des temps difficiles paraît se déplacer quelque peu de la chrétienté vers le monde. Ceux qui haïssent le Seigneur Jésus, y sont mentionnés ; ils ont un comportement hostile envers nous qui Lui appartenons. Leur pouvoir menace de se déchaîner comme une tempête. L'incrédulité est omniprésente. La vérité de Dieu est jetée par-dessus bord, les pensées des hommes sont devenues la norme. Comme cela s'applique à notre époque ! Il est frappant de voir comment les gens traitent le début et la fin de la vie sur la terre – l'avortement et l'euthanasie –, l'ordre que Dieu a établi dans la création lorsqu'Il a créé l'homme et la femme, la fidélité dans le mariage et son indissolubilité. Mais dans de nombreux domaines, on voit à quel point le monde va à l'encontre de la volonté du Créateur.

Aussi triste que cela puisse être, cela nous dit que le Seigneur Jésus revient bientôt. Après tout, toutes ces choses appartiennent au temps de la fin. Le fait que cela se produise maintenant nous indique que la venue du Seigneur Jésus est imminente. C'est pourquoi Sa voix résonne si merveilleusement : « Je viens ! »

Quelle journée merveilleuse ce sera lorsque nous verrons Celui qui est allé à la croix pour nous ! Oui, qu'Il nous accorde la grâce de L’attendre chaque jour !

Acheté pour Dieu

Lorsque la première année de famine arriva, les Égyptiens et les Cananéens achetèrent du blé à Joseph, de sorte que tout leur argent finit dans les coffres du pharaon (1*). De plus, les Égyptiens troquèrent ensuite tout leur bétail contre du pain (2*).

La deuxième année, alors qu'ils n'avaient plus ni argent ni bétail, Joseph acheta pour le pharaon, selon leur propre proposition : leurs terres et eux-mêmes (1*). Désormais, ils devaient travailler comme serfs pour le pharaon : ils devaient lui céder 20 % de leur récolte (2*).

C'est ainsi que les pharaons d'Égypte ont accumulé les fabuleuses richesses qui leur ont permis de financer les énormes pyramides dont nous avons entendu parler à l'école.

Le Seigneur Jésus nous a aussi acheté pour son Dieu et Père. Il désire que nous vivions pour Lui. Joseph a tout acheté pour du pain. Le Seigneur Jésus est Lui-même le Pain de vie. Pour nous acheter et nous posséder, il s'est livré à la mort. Si nous avions autant de valeur à ses yeux, ne mérite-t-Il pas que nous vivions pour lui ?

Les sentiments et la foi

Les sentiments ne sont pas la même chose que la foi. Il semble toutefois que beaucoup de chrétiens s’appuient sur leurs sentiments, mais ceux-ci sont assez changeants. En ce qui concerne la foi, il n’est pas bon d’attendre que certains sentiments surviennent dans notre coeur. Non ! Nous honorons Dieu, lorsque nous croyons Sa Parole. Nous acceptons ce qu'Il dit, parce que c'est Lui qui le dit dans les Saintes Écritures. Que mes sentiments soient en accord avec cela n'a en principe aucune importance.

Nous savons tous que nos sentiments peuvent varier d'un jour à l'autre, voire d'une heure à l'autre, et même changer radicalement en un instant, à cause d'un événement particulier. Si nous nous fondons là-dessus, c’est comme si nous vivions sous des tremblements de terre permanents.

Quelle différence avec la Parole de Dieu ! Elle est solide, immuable, invariable. Celui qui y croit a un terrain solide sous ses pieds.

Dieu dit que celui qui croit au Seigneur Jésus a la vie éternelle, et que si quelqu'un confesse ses péchés, ils lui seront pardonnés. Nous n'avons pas besoin de le ressentir, nous le croyons !

Le Premier-né
Le Premier-né d’entre plusieurs frères
Le Seigneur Jésus est présenté cinq fois comme le Premier-né :
  1. Le Premier-né, sans autre précision : « Quand il introduit le Premier-né dans le monde habité, il dit : ‘‘Et que tous les anges de Dieu lui rendent hommage’’ » (Hébreux 1 v.6).
  2. Le Premier-né de toute la création : « [Jésus] est l’image du Dieu invisible, le premier-né de toute la création » (Colossiens 1 v.15).
  3. Le Premier-né des morts : « Jésus Christ, le témoin fidèle, le premier-né des morts, et le prince des rois de la terre ! » (Apocalypse 1 v.5).
  4. Le Premier-né d'entre les morts : « Il est le chef du corps, de l’assemblée, lui qui est le commencement, le premier-né d’entre les morts, afin qu’en toutes choses il tienne, lui, la première place » (Colossiens 1 v.18).
  5. Le premier-né d’entre plusieurs frères : « Ceux qu’il a préconnus, il les a aussi prédestinés à être conformes à l’image de son Fils, pour qu’il soit premier-né entre plusieurs frères » (Romains 8 v.29).
Ce dernier verset décrit notre avenir éternel !

Avant même la fondation du monde, oui, depuis toute éternité, Dieu nous a élus. Il nous connaissait – et « connaître » dans les Écritures n'est généralement pas seulement une question de savoir, mais suppose un lien.

Dieu avait également des desseins pour nous. Il avait la pensée de nous rendre conformes à l'image de son Fils. Si tel est le destin que Dieu nous réserve, nous n'avons pas à douter un seul instant qu'il se réalisera. La volonté de Dieu s'accomplira.

Dieu a voulu faire de nous ses propres enfants. Il désirait nous avoir auprès de Lui en tant que fils. Et le Seigneur Jésus, le Fils de son amour, n'a pas honte de nous appeler ses frères (*).

Il n'est pas jaloux parce que d'autres fils sont apparus. Non, Il se réjouit de nous avoir comme Ses frères auprès de lui. Après tout, c'est Sa volonté expresse que nous soyons avec lui (*).

Dieu le Père aura bientôt auprès de Lui, dans la gloire, une glorieuse « multitude d'enfants », un grand nombre de fils. Mais l'un d'entre eux surpasse complètement les autres : le Seigneur Jésus. Parmi ces nombreux fils de Dieu, parmi ces nombreux frères, l’étant les uns des autres, il est le Premier-né.

Il ne peut en être autrement : pour l'éternité, il sera le plus glorieux de tous !

L’éducation de Dieu

Les difficultés ne surviennent jamais par hasard dans notre vie ; il y a Quelqu'un qui contrôle tout. Il ne commet aucune erreur : ni dans la gestion de l'univers et la course des astres, ni dans l’administration du monde et de ses dirigeants, ni dans la direction de la vie personnelle de chacun de Ses enfants.

Souvent – mais pas toujours ! – la souffrance physique sert à guérir l'âme d'un mal qui était présent depuis longtemps. Lorsque nous souffrons d'une maladie physique, nous pouvons y reconnaître et accepter la main éducatrice et guérisseuse de la sagesse de notre Père.

Son but n'est jamais de nous rendre la vie difficile, mais au contraire, il fait concourir toutes choses au bien de ceux qui l'aiment (1*). Il nous purifie afin que nous portions plus de fruits pour lui (2*). Il nous discipline afin que nous participions à sa sainteté (3*).

Le Tout-Puissant a déjà fixé à l'avance les limites d'une maladie. Il détermine le degré de souffrance que nous devons endurer. Elle ne doit pas être trop faible, sinon Il n'atteindrait pas Son but avec nous. Cependant, elle ne doit pas être trop grande non plus, car Il ne veut en aucun cas nous faire souffrir plus que nécessaire. La main du Père ne cause jamais de souffrance inutile à Son enfant.

La sagesse divine surveille attentivement le thermomètre dans la fournaise. Dieu seul détermine la température du feu.

Les trois hommes dans la fournaise ardente n'étaient pas livrés aux mains du cruel roi Nebucadnetsar, mais reposaient dans la main du Tout-Puissant (*). Le roi l'a vu : un quatrième Homme était avec eux dans le feu. Notre Seigneur Jésus ne nous abandonne pas, même dans les épreuves les plus difficiles ; c'est précisément dans ces moments-là qu'Il est tout près de nous.

Dieu est miséricordieux. Plein de compassion, il compte chaque soupir, chaque nuit blanche, chaque larme. Nous pouvons lui faire confiance sans réserve !

Les grenades

Les grenades sont principalement mentionnée trois occasions dans les Écritures :

  1. Les deux colonnes du temple en étaient ornées : « Il fit aussi des grenades, savoir deux rangées à l’entour, sur un réseau, pour couvrir les chapiteaux qui étaient sur le sommet des colonnes ; et il en fit de même pour l’autre chapiteau. Et les chapiteaux qui étaient sur le sommet des colonnes étaient d’un ouvrage de lis, comme dans le portique, de quatre coudées. Et les chapiteaux, sur les deux colonnes, en haut, joignaient le renflement qui était derrière le réseau ; et il y avait deux cents grenades, en rangées, autour de l’autre chapiteau » (1 Rois 7 v.18-20). - « Les quatre cents grenades pour les deux réseaux, deux rangs de grenades à un réseau, pour couvrir les deux globes des chapiteaux qui étaient sur le sommet des colonnes » 1 Rois 7 v. 42). - « La hauteur d’une colonne était de dix-huit coudées ; et il y avait dessus un chapiteau d’airain, et la hauteur du chapiteau était de trois coudées ; et il y avait un réseau et des grenades tout autour du chapiteau, le tout d’airain : et de même pour la seconde colonne, avec le réseau » (2 Rois 25 v.17). - « Devant la maison il fit deux colonnes de trente-cinq coudées de hauteur ; et le chapiteau qui était sur leur sommet était de cinq coudées. Et il fit des chaînes comme dans l’oracle, et les mit sur le sommet des colonnes ; et il fit cent grenades, et les mit aux chaînes » (2 Chroniques 3 v.15-16). -« … deux colonnes, et les globes, et les deux chapiteaux qui étaient sur le sommet des colonnes ; et les deux réseaux pour couvrir les deux globes des chapiteaux qui étaient sur le sommet des colonnes ; et les quatre cents grenades pour les deux réseaux, deux rangs de grenades à un réseau, pour couvrir les deux globes des chapiteaux qui étaient sur le sommet des colonnes » (2 Chroniques 4 v.12-13). et « Quant aux colonnes, la hauteur d’une colonne était de dix-huit coudées, et un filet de douze coudées en faisait le tour, et son épaisseur était de quatre doigts ; elle était creuse ; et il y avait dessus un chapiteau d’airain, et la hauteur d’un chapiteau était de cinq coudées ; et il y avait un réseau et des grenades tout autour du chapiteau, le tout d’airain : et de même pour la seconde colonne, elle avait aussi des grenades ; et il y avait quatre-vingt-seize grenades sur les quatre côtés ; toutes les grenades sur le réseau à l’entour étaient au nombre de cent » (Jérémie 52 v.21-23).
  2. Des grenades étaient cousues aux pans du manteau ou de la robe de l'éphod du souverain sacrificateur : « Tu feras sur ses bords des grenades de bleu, et de pourpre, et d’écarlate, sur ses bords, tout autour, et des clochettes d’or entre elles, tout autour : une clochette d’or et une grenade, une clochette d’or et une grenade, sur les bords de la robe, tout autour. Et Aaron en sera revêtu quand il fera le service ; et on en entendra le son quand il entrera dans le lieu saint, devant l’Éternel, et quand il en sortira, afin qu’il ne meure pas » (Exode 28 v.33-35). et « Sur les bords de la robe ils firent des grenades de bleu et de pourpre et d’écarlate retors. Et ils firent des clochettes d’or pur, et mirent les clochettes entre les grenades sur les bords de la robe, tout autour, entre les grenades : une clochette et une grenade, une clochette et une grenade, sur les bords de la robe, tout autour, pour faire le service, comme l’Éternel l’avait commandé à Moïse » (Exode 39 v.24-26).
  3. Le Bien-Aimé dans le Cantique des Cantiques compare les traits de sa bien-aimée à des grenades et la bien-aimée lui en parle : « Tes lèvres sont comme un fil écarlate, et ta bouche est agréable ; ta joue est comme un quartier de grenade derrière ton voile » (Cantique des Cantiques 4 v.3). et « Tes plants sont un paradis de grenadiers et de fruits exquis, de henné et de nard » (Cantique des Cantiques 4 v.13). - « Ta joue est comme un quartier de grenade derrière ton voile » (Cantique des Cantiques 6 v.7). et « Je suis descendu au jardin des noisettes, pour voir la verdure de la vallée, pour voir si la vigne bourgeonne, si les grenadiers s’épanouissent » (Cantique des Cantiques 6 v.11). - « Nous nous lèverons dès le matin, pour aller aux vignes ; nous verrons si la vigne bourgeonne, si la fleur s’ouvre, si les grenadiers s’épanouissent : là je te donnerai mes amours » (Cantique des Cantiques 7 v.12). et « Je t’amènerais, je t’introduirais dans la maison de ma mère : tu m’instruirais ; je te ferais boire du vin aromatisé, du jus de mes grenades » (Cantique des Cantiques 8 v.2).

On les retrouve également dans Nombres 13 v.24 ; 20 v.5 et Deutéronome 8 v.8 comme le fruit de la terre promise (1*), dans 1 Samuel 14 v.2, Joël 1 v.12 et Aggée 2 v.19 (2*).

Les piliers du temple

La grenade semble être un fruit caractéristique de la demeure de Dieu. Les piliers dans le vestibule du temple ne semblent pas avoir été des colonnes porteuses, mais servaient de décoration. « La sainteté sied à ta maison (*), ô Éternel ! », chantait-on sous l'ancienne alliance (Psaume 93 v.5). La grenade évoque ainsi la sainteté.

Quiconque voulait entrer dans la maison du Seigneur passait devant ces deux colonnes ornées de grenades, l'une à gauche, l'autre à droite. Dieu dit à tous ceux qui s'approchent de Lui pour l'invoquer : « Soyez saints, car moi je suis saint » (1 Pierre 1 v.16). Paul a dit aux croyants : « Le temple de Dieu est saint, et tels vous êtes » (1 Corinthiens 3 v.17).

En Christ, nous sommes saints, telle est notre position devant Dieu. Maintenant, Il désire que nous soyons conséquents dans notre marche, afin que le fruit de la sainteté soit visible dans notre vie.

Le Souverain Sacrificateur

Cela s'applique parfaitement à notre Souverain Sacrificateur, le Seigneur Jésus. « Un tel Souverain Sacrificateur nous convenait, saint, innocent, sans souillure, séparé des pécheurs, et élevé plus haut que les cieux » (Hébreux 7 v.26).

Les ourlets de la robe bleu ciel du souverain sacrificateur étaient ornés de grenades et de clochettes d’or. Les grenades étaient faites de lin à double fil dans les couleurs bleu ciel, pourpre et écarlate. Le son des clochettes se faisait entendre lorsque le souverain sacrificateur était en activité. Même lorsqu'il était entré dans le sanctuaire, invisible au peuple, le son de son service se faisait entendre. Notre Souverain Sacrificateur est constamment à l'œuvre pour nous dans les cieux ; le Saint-Esprit en témoigne par la Parole de Dieu. Nous entendons ce témoignage.

Les grenades étaient visibles ; ce sont les fruits du travail du Souverain Sacrificateur que le Saint-Esprit veut produire dans notre vie. Sans aucun doute, notre Souverain Sacrificateur intercède également auprès de Dieu pour nous en ce qui concerne nos besoins terrestres, mais ne plaidera-t-il pas avant tout pour l'état de notre âme ? Le « sujet de ses prières » n'est-il pas avant tout que nous vivions de manière à plaire à Dieu, dans la sainteté et la justice, selon les Écritures ? C'est ce que le Saint-Esprit, envoyé par Dieu, veut accomplir en nous.

Le Seigneur Jésus a prié : « Moi, je me sanctifie moi-même pour eux, afin qu’eux aussi soient sanctifiés par la vérité » (Jean 17 v.19). Comme le Seigneur Jésus a quitté le monde physiquement et Il est comme homme dans le ciel parfaitement consacré à Dieu, Il désire que, aussi longtemps que nous sommes encore sur la terre, nous soyons tout aussi sanctifiés et consacrés à notre Dieu et Père que Lui.

L’épouse

Le Bien-Aimé a remarqué ce dévouement chez son épouse. Il compare ses tempes (*) et ses joues à un morceau de grenade.

Les grenades sont le « fruit dans la sainteté » dans notre vie (Romains 6 v.22). « C’est ici la volonté de Dieu, votre sainteté » (1 Thessaloniciens 4 v.3). En produisant ces fruits, nous L’honorons.

Ecouter

Le Seigneur Jésus a dit : « Si quelqu’un a des oreilles pour entendre, qu’il entende » (Marc 4 v.23). La manière dont nous écoutons et ce que nous écoutons sont très importants. Qu'est-ce qui attire notre attention ? Vers quoi notre cœur se tourne-t-il ?

Il y a longtemps, deux hommes marchaient pendant leur pause déjeuner à Times Square, dans le centre de New York, un Indien et son ami. Les rues étaient bondées et les bruits de la grande ville étaient assourdissants.

Soudain, l'Indien dit : « J'entends un criquet ». Son ami répondit : « Quoi ? Avec tout ce bruit, c'est impossible d'entendre un criquet ! » Mais il en était sûr. Il écouta attentivement pendant un moment, puis traversa la rue pour se diriger vers un grand bac à fleurs en maçonnerie rempli de buissons. Il regarda sous les branches et y trouva un petit criquet.

Stupéfait, son ami dit : « C'est incroyable ! Tu dois avoir une ouïe extrêmement fine ! »

L'Indien n'était pas d'accord : « Mes oreilles ne sont pas différentes des tiennes. Tout dépend de ce que tu écoutes ». Pour le démontrer, il fouilla dans sa poche et en sortit quelques pièces de monnaie. Il les jeta sur le trottoir.

Le tintement était à peine audible dans le bruit de la rue animée, mais ils remarquèrent que presque tout le monde dans un rayon de six mètres se retournait pour voir si l'argent qui avait tinté sur le trottoir leur appartenait. « Tu vois ce que je veux dire ? », demanda l'Indien. « Tout dépend de ce qui est important pour toi ».

Nos préférences déterminent ce qui attire notre attention. Si notre amour est dirigé vers le Seigneur Jésus et Dieu le Père, nous développerons une écoute sélective saine dans un monde qui réclame notre attention à grands cris.

Nous sommes confrontés à une quantité énorme d'informations, mais nous ne devons pas toujours nous en préoccuper. Nous ne devons pas écouter tout ce que nous entendons. Que dit Dieu ?

« Écoutez-moi attentivement, et mangez ce qui est bon ; et que votre âme jouisse à plaisir des choses grasses. Inclinez votre oreille et venez à moi ; écoutez, et votre âme vivra » (Ésaïe 55 v.2-3).

Les Récabites

1 Chroniques 2 v.55 (1*) montre que les Kénites descendaient de Récab. Jéthro, le beau-père de Moïse, était l'un d'entre eux. Ses descendants quittèrent Jéricho, la ville des palmiers (2*), sur laquelle Dieu avait prononcé son jugement dans Josué 6 v.26 (3*), pour aller s'installer dans le désert de Juda (4*). D'origine païenne, ils se joignirent au peuple élu d'Israël et furent pour eux un exemple de fidélité et de séparation.

Dans Jérémie 35 (*), ils reçoivent la bénédiction pour leur obéissance et leur dévouement. Ce chapitre vaut vraiment la peine d'être lu ! Dieu met les Réchabites à l'épreuve en demandant à Jérémie de leur servir du vin afin qu'ils le boivent. Ils refusent, car leur lointain ancêtre Jonadab, fils de Réchab, leur avait interdit de boire du vin. Ils n'avaient pas non plus le droit de se construire des maisons, de cultiver la terre ou de posséder des vignobles. Il leur avait imposé de vivre comme des étrangers dans le pays, sous des tentes.

Quoique Jonadab leur avait imposé cela il y a très longtemps, et qu'il allait bien au-delà de ce que Dieu exigeait de son peuple, ils obéissaient à son ordre et suivaient ses instructions.

Au fond, ils se comportaient au milieu d'Israël comme nous, chrétiens, devons vivre sur terre : comme des personnes qui sont dans ce monde, mais qui n'appartiennent pas à ce monde. Comme des citoyens du ciel qui n'ont qu'un court moment à passer sur la terre. Comme des personnes qui ont leurs véritables biens dans le ciel et vers où ils sont en route.

Israël était un peuple terrestre et jouissait de bénédictions terrestres, mais Jonadab y renonçait volontairement, car il voyait des choses plus élevées. L'Assemblée est un peuple céleste avec des bénédictions célestes ; nous sommes assis dans les lieux célestes. C'est là que nous avons notre place et où se trouvent nos trésors.

Au milieu d'Israël, les Récabites vivaient comme des nazaréens, comme des personnes séparées et consacrées à Dieu. Dans Jérémie 35 v.18-19 (*), ils entendent de la bouche de Jérémie la récompense de Dieu pour leur fidélité.

Quelle exhortation afin que nous suivions leur exemple ! Vivons-nous vraiment comme des personnes qui n'appartiennent pas à ce monde ? Qui n'ont pas ici de trésors auxquels leur cœur est attaché ? Qui ne cherchent pas leur plaisir dans les choses de cette vie, mais qui trouvent leur joie dans les trésors célestes de Dieu, oui, en Dieu lui-même et en leur Sauveur ?

Le libre arbitre

Enseigner que l’homme possède le libre arbitre a pour origine l’orgueil de l’homme naturel qui nie sa totale perdition. Celui qui n’a jamais eu une conviction vraiment profonde de péché court le risque de croire plus ou moins à cette notion de libre arbitre.

Puisque Christ est venu pour sauver ce qui est perdu, il n'y a plus aucune place pour le libre arbitre. Cela ne signifie toutefois pas que Dieu empêcherait les hommes d'accepter Christ. Au contraire ! Il met tout en œuvre pour amener l'homme à Christ. Mais même si Dieu utilise tout ce qui peut influencer d'une manière ou d'une autre le cœur d'un homme, il est tout aussi clair que l'homme ne veut rien savoir de tout cela, que son cœur est tellement corrompu et sa volonté tellement contraire à celle de Dieu que rien ne peut le pousser à accepter le Sauveur et à rompre avec le péché.

Si quelqu'un entend par libre arbitre que personne ne contraint l'homme à rejeter le Seigneur Jésus, il a raison. Mais s'il veut dire par là que l'homme possède en lui-même la capacité de choisir entre le bien et le mal, il se trompe lourdement. Non, un homme qui est sous la domination du péché et est esclave du péché, il lui est impossible de sortir de cet état et de rechercher le bien, « parce que la pensée de la chair est inimitié contre Dieu, car elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, car aussi elle ne le peut pas. Et ceux qui sont dans la chair ne peuvent plaire à Dieu » (Romains 8 v.7-8).

Ceci nous amène au cœur du sujet. Le vieil homme est-il transformé, enseigné et sanctifié ? Ou bien recevons nous une nouvelle nature pour être dans l’état de celui qui est sauvé ? La Parole de Dieu nous enseigne la seconde option. L'homme veut la première en pensant que Christ le rétablit dans sa position d'enfant de Dieu. Mais cela n'est pas le salut.

Je vois dans les Écritures et je reconnais en moi-même la chute totale de l’homme. Je vois que la croix est le dernier recours utilisé par Dieu pour gagner le cœur de l'homme. Et cela prouve que le cœur humain est fermé à Dieu. Dieu a utilisé tous les moyens à sa disposition, et l'homme a montré qu'il était incorrigiblement mauvais.

La croix de Christ condamne l'homme et a anéanti le péché. Cependant, parce qu'un Autre a pris sur Lui ce jugement que Lui ne méritait pas, la croix offre le salut à tous ceux qui croient. Le jugement, la condamnation, le salaire du péché, sont derrière nous qui avons cru ; la nouvelle vie par la résurrection en est la conséquence, et nous l’avons reçue lors de la nouvelle naissance. Nous sommes morts au péché, mais vivants à Dieu en Jésus-Christ, notre Seigneur.

Si nous ne retenons pas cette vérité concernant le vieil homme, le mot « rédemption » perd toute sa force. S'il s'agissait d'un ennoblissement ou d'une amélioration de l'ancienne nature, il n'y aurait pas de rédemption par l'œuvre accomplie par le Seigneur Jésus-Christ. La Bible nous enseigne la mort du vieil homme et sa juste condamnation, en suite le salut apporté par Christ, ainsi qu'une vie nouvelle, la vie éternelle, qui est communiquée à tous ceux qui croient.

Certains prétendent que l'homme peut choisir sans aucune contrainte – donc de son plein gré – et qu'ensuite, le vieil homme est amélioré par la cause à laquelle il s'est rallié. Dans ce cas, le premier pas se ferait sans la grâce. Notre conversion proviendrait de notre propre action. Nous aurions alors le droit de nous en vanter.

L'homme n'a pas de libre arbitre pour choisir le bien. Il doit obéir et se réjouir dans la paix de Dieu. Sa joie doit être de vivre dans la dépendance de Dieu. Dans son état de péché, séparé de toute forme de bien, totalement corrompu et ayant son plaisir dans le péché, comment un homme pourrait-il alors en arriver à choisir le bien ? S'il doit choisir le bien, cela prouve qu'il ne le possède pas. Il devrait donc choisir quelque chose qui lui est étranger et qu'il ne désire pas du tout ? Quelle cruauté que d'imposer des devoirs religieux et moraux à l'homme qui est sous l'emprise du mal !

Dans le jardin d'Éden, l'homme était libre et jouissait du bien. Et comment a-t-il utilisé sa volonté ? Il a transgressé le commandement de Dieu et est devenu un pécheur. Le laisser libre de ses choix après qu'il ait décidé de faire le mal aurait été cruel. Lorsqu'il a perdu sa dépendance de Dieu, il est devenu un serviteur, un esclave du péché. L'homme a effectivement une volonté et des désirs, mais ceux-ci ne le mènent qu'à tout ce qui est mauvais. Il ne prend aucun plaisir au bien. Dieu l'a mis à l'épreuve de toutes les manières possibles et lui a laissé le choix. Mais ce n’est en aucun cas parce que l’homme est capable de choisir, que Dieu a agi de cette manière, mais afin de le convaincre dans sa conscience, qu’il ne peut absolument pas prendre plaisir dans le bien et en Dieu. Les hommes ne connaissent ni eux-mêmes, ni Dieu.

La Bible

La Bible se compose de 66 livres, écrits sur une période de plus de 1600 ans, par plus de 40 personnes dont la grande majorité ne se connaissait certes pas : rois, sacrificateurs, poètes, pêcheurs, bergers, fonctionnaires et un médecin. Pourtant, tous ces livres forment un ensemble parfaitement harmonieux.

Tous les livres écrits par des scientifiques et des experts au cours des 1600 dernières années sont partiellement, voire totalement, dépassés par l’évolution des connaissances. La Bible, elle, ne vieillit pas !

La Bible est toujours d'actualité, dans toutes les cultures et parmi tous les peuples, pour toutes les personnes de toutes les classes sociales.

Les hommes ont tenté de ridiculiser, de réfuter, d'interdire, de brûler la Bible plus que tout autre livre, mais quel en est le résultat ? La Bible ou des parties de celle-ci ont été traduites dans plus de 2 500 langues et diffusées dans le monde entier.

« La parole du Seigneur demeure éternellement ! »

1 Pierre 1 v.25

L’année hébraïque

Une année solaire dure 365 jours, 5 heures, 48 minutes et 45 secondes. C'est le temps qu'il faut à la Terre pour effectuer une révolution complète autour du Soleil. C'est pourquoi notre année compte 365 jours, auxquels s'ajoute tous les quatre ans le jour intercalaire du 29 février (sauf lorsque l'année est divisible par 100, mais à nouveau lorsqu'elle est divisible par 400).

Les Israélites comptaient en années lunaires. Chaque fois que le premier croissant de la nouvelle lune apparaissait au coucher du soleil, un nouveau mois commençait. Ces mois duraient alternativement 29 ou 30 jours ; le premier mois, Abib, commençait par 30 jours. Une telle année lunaire, c'est-à-dire le temps que la lune avait effectué 12 cycles, durait 354 jours, 8 heures, 48 minutes et 34 secondes.

Ainsi, une année lunaire dure environ 10 jours et 21 heures de moins qu'une année solaire. C'est pourquoi les Israélites ajoutaient un treizième mois environ tous les trois ans, afin que les mois restent en phase avec les saisons. S'il semblait que la récolte d'orge, qui avait lieu au cours du premier mois d'Abib, allait tarder, un mois supplémentaire était ajouté au douzième mois. Sinon, la fête des des prémices, la première gerbe de la récolte de céréales, mentionnée dans Lévitique 23 v.9-14 (*), ne pouvait être célébrée.

  1. Abib ou (après l'exil) Nisan

    Abib = mois des épis, épi (vert)

    « Vous sortez aujourd’hui, au mois d’Abib » (Exode 13 v.4).

    « Tu garderas la fête des pains sans levain ; pendant sept jours, au temps fixé du mois d’Abib, tu mangeras des pains sans levain, comme je t’ai commandé, car en ce mois tu es sorti d’Égypte ; et on ne paraîtra pas à vide devant ma face » (Exode 23 v.15).

    « Tu garderas la fête des pains sans levain : pendant sept jours tu mangeras des pains sans levain, comme je te l’ai commandé, au temps fixé du mois d’Abib ; car c’est au mois d’Abib que tu es sorti d’Égypte » (Exode 34 v.18).

    « Garde le mois d’Abib, et fais la Pâque à l’Éternel, ton Dieu ; car au mois d’Abib, l’Éternel, ton Dieu, t’a fait sortir, de nuit, hors d’Égypte » (Deutéronome 16 v.1).

    « Et il arriva au mois de Nisan, la vingtième année du roi Artaxerxès, comme le vin était devant lui, que je pris le vin et le donnai au roi ; et je n’avais pas été triste en sa présence » (Néhémie 2 v.1).

    « Au premier mois, qui est le mois de Nisan, la douzième année du roi Assuérus, on jeta le pur, c’est-à-dire le sort, devant Haman, pour chaque jour et pour chaque mois jusqu’au douzième mois, qui est le mois d’Adar » (Esther 3 v.7).

  2. Ziv ou (après l'exil) Ijar

    Ziv = mois de floraison

    « Et il arriva, en la quatre cent quatre-vingtième année après la sortie des fils d’Israël du pays d’Égypte, en la quatrième année du règne de Salomon sur Israël, au mois de Ziv, qui est le second mois, que Salomon bâtit la maison de l’Éternel » (1 Rois 6 v.1).

    « La quatrième année, au mois de Ziv, les fondements de la maison de l’Éternel furent posés » (1 Rois 6 v.37).

  3. Sivan

    « Et les scribes du roi furent appelés en ce temps-là, au troisième mois, qui est le mois de Sivan, le vingt-troisième jour du mois ; et, selon tout ce que Mardochée commanda, on écrivit aux Juifs, et aux satrapes, et aux gouverneurs, et aux chefs des provinces, depuis l’Inde jusqu’à l’Éthiopie, cent vingt-sept provinces, à chaque province selon son écriture, et à chaque peuple selon sa langue, et aux Juifs selon leur écriture et selon leur langue » (Esther 8 v.9).

  4. Tammuz

    « Puis il me mena à l’entrée de la porte de la maison de l’Éternel, qui est vers le nord ; et voici des femmes assises là, pleurant Thammuz » (Ézéchiel 8 v.14).

  5. Ab

    Non mentionné dans la Bible.

  6. Elul

    « Et la muraille fut achevée le vingt-cinquième jour du mois d’Élul, en cinquante-deux jours » (Néhémie 6 v.15).

  7. Ethanim ou (après l'exil) Tisri

    Ethanim = persévérant (peut-être parce que les rivières avaient encore de l'eau pendant ce mois)

    « Et tous les hommes d’Israël s’assemblèrent vers le roi Salomon, à la fête, au mois d’Éthanim, qui est le septième mois » (1 Rois 8 v.2).

  8. Bul ou (après l'exil) Marcheswan

    Bul = mois de croissance (le mois où les graines commencent à germer)

    « Et la onzième année, au mois de Bul, qui est le huitième mois, la maison fut achevée dans toutes ses parties et selon toute l’ordonnance à son égard. Et Salomon la bâtit en sept ans » (1 Rois 6 v.38).

  9. Chisleu ou Kislev

    « Et au mois de Kislev, la vingtième année, il arriva que, comme j’étais à Suse, la capitale » (Néhémie 1 v.1b).

    « Et il arriva, la quatrième année du roi Darius, que la parole de l’Éternel vint à Zacharie, le quatrième jour du neuvième mois, au mois de Kislev » (Zacharie 7 v.1).

  10. Tebeth

    « Et Esther fut conduite auprès du roi Assuérus, dans sa maison royale, au dixième mois (c’est le mois de Tébeth), la septième année de son règne » (Esther 2 v.16).

  11. Shebat

    Sjebat = mois de la fécondation (?)

    « Le vingt-quatrième jour du onzième mois, qui est le mois de Shebath, en la seconde année de Darius, la parole de l’Éternel vint à Zacharie le prophète, fils de Bérékia, fils d’Iddo » (Zacharie 1 v.7).

  12. Adar

    « Et cette maison fut achevée le troisième jour du mois d’Adar : c’était la sixième année du règne du roi Darius » (Esdras 6 v.15).

    « Au premier mois, qui est le mois de Nisan, la douzième année du roi Assuérus, on jeta le pur, c’est-à-dire le sort, devant Haman, pour chaque jour et pour chaque mois jusqu’au douzième mois, qui est le mois d’Adar » (Esther 3 v.7).

    « Et les lettres furent envoyées par des courriers dans toutes les provinces du roi, pour détruire, tuer et faire périr tous les Juifs, depuis le jeune garçon jusqu’au vieillard, les enfants et les femmes, et pour que leurs biens fussent mis au pillage, en un même jour, le treizième jour du douzième mois, qui est le mois d’Adar » (Esther 3 v.13).

    « En un même jour, dans toutes les provinces du roi Assuérus, le treizième jour du douzième mois, qui est le mois d’Adar » Esther 8 v.12).

    « Et au douzième mois, qui est le mois d’Adar, le treizième jour du mois, où la parole du roi et son édit allaient être exécutés, au jour où les ennemis des Juifs espéraient se rendre maîtres d’eux (mais la chose fut changée en ce que ces mêmes Juifs se rendirent maîtres de ceux qui les haïssaient) » (Esther 9 v.1).

    « Et les Juifs qui étaient à Suse s’assemblèrent aussi le quatorzième jour du mois d’Adar, et ils tuèrent dans Suse trois cents hommes ; mais ils ne mirent pas la main sur le butin » (Esther 9 v.15).

    « Ce fut le treizième jour du mois d’Adar ; et le quatorzième jour du mois, ils se reposèrent, et ils en firent un jour de festin et de joie » (Esther 9 v.17).

    « C’est pourquoi les Juifs de la campagne qui habitaient des villes ouvertes, firent du quatorzième jour du mois d’Adar un jour de joie et de festin, et un jour de fête, où l’on s’envoyait des portions l’un à l’autre » (Esther 9 v.19).

    « Afin d’établir pour eux qu’ils célébreraient le quatorzième jour du mois d’Adar et le quinzième jour, chaque année » (Esther 9 v.21).

  13. 13) We-Adar

    We-Adar = deuxième Adar

Le premier mois, Abib, correspond à notre deuxième moitié de mars et première moitié d'avril. Chez nous aussi, mars était autrefois le premier mois. C'est pourquoi les mois de septembre à décembre s'appellent littéralement le septième au dixième mois, et c'est aussi aussi la raison pour laquelle le jour intercalaire est ajouté à février, qui était à la « fin » de l'année. Dieu a décidé dans Exode 12 v.2 (*) que ce mois d'Abib serait le premier de l'année.

C'est en Abib que l'on célébrait la Pâque, suivie de la fête des pains sans levain et de la fête des prémices (*). Ces fêtes évoquent la mort du Seigneur Jésus, sa vie sans péché sur la terre et sa résurrection d'entre les morts. C'est là le fondement du salut et le point de départ de Dieu pour son action envers nous.

Tout ce qu'un homme accomplit dans sa vie avant sa conversion n'a aucune valeur aux yeux de Dieu. Il commence à compter à partir du jour de notre nouvelle naissance, lorsque nous nous abritons derrière le sang de Son Agneau. C'est alors que nous sommes retirés du monde et que notre vie avec Dieu commence. Seules les actions que nous accomplissons au cours de notre vie de chrétiens par amour pour le Seigneur Jésus ont de la valeur et perdureront.

Une montagne et un mont

Dans Matthieu 17 v.1-8 (1*), le Seigneur Jésus était sur la montagne de la transfiguration, puis plus tard sur le mont Golgotha, bien que la Bible ne dise pas littéralement qu'il s'agissait d'un mont, une colline. Dans Jean 19 v.17-18 (2*) , la traduction de ce nom hébreu est donnée : lieu du crâne (3*).

Sur la montagne de la Transfiguration, « il fut transfiguré devant eux ; et son visage resplendit comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière » (Matthieu 17 v.2).

Le prophète Le décrit dans Son abaissement, comme le Serviteur fidèle : « Comme beaucoup ont été stupéfaits en te voyant, — tellement son visage était défait plus que celui d’aucun homme, et sa forme, plus que celle d’aucun fils d’homme » (Ésaïe 52 v.14). Cependant, sur la montagne, trois disciples ont eu le privilège de jeter un coup d’oeil dans l'avenir. Ils ont anticipativement « vu le fils de l’homme venant dans son royaume » (Matthieu 16 v.28).

Au cours de ces moments majestueux, les disciples ont vu « ses vêtements devinrent brillants et d’une extrême blancheur, comme de la neige, tels qu’il n’y a point de foulon [= fabricant de drap] sur la terre qui puisse ainsi blanchir » (Marc 9 v.3). Sur le mont Golgotha, il était suspendu, couronné d'épines et dépouillé de ses vêtements. Les Écritures s'accomplirent : « Ils ont partagé entre eux mes vêtements, et ils ont jeté le sort sur ma robe » (Jean 19 v.24).

Sur la montagne, deux des plus grands hommes de Dieu de l'histoire d'Israël étaient avec lui, Moïse et Élie, pour parler de sa mort sur la croix. Lorsqu'il a été effectivement crucifié, la prophétie s'est accomplie : « Il a été compté parmi les iniques » (Marc 15 v.28). À sa gauche et à sa droite étaient crucifiés deux criminels.

Sur la montagne, la nuée lumineuse de la présence de Dieu est apparue, sur le Lieu du Crâne, ce fût les profondes ténèbres de l'absence du Dieu Saint.

Alors que sur la montagne, on entendit la voix du Père : « Celui-ci est mon fils bien-aimé, en qui j’ai trouvé mon plaisir ; écoutez-le » (Matthieu 17 v.5), dans l'obscurité de Golgotha, la voix de l'homme Christ Jésus a retenti : « Éloï, Éloï, lama sabachthani ? ce qui, interprété, est : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Marc 15 v.34).

Nous garderons éternellement un regard rétrospectif fixé sur Golgotha, et nous pouvons dès maintenant avoir un regard anticipatif sur Son apparition en gloire !

Pour conclure (Alsace-Lorraine)

Le 10 mai 1871, la paix entre l'Allemagne et la France fut conclue à Francfort. L'Alsace-Lorraine fut alors rattachée à l'Allemagne qui avait eu la victoire. Les habitants de la région eurent largement le temps, jusqu'au 1er octobre 1872, de choisir le pays auquel ils souhaitaient appartenir. Ceux qui choisissaient la France devaient déménager ; ceux qui voulaient appartenir à l'Allemagne pouvaient rester.

Les conséquences de leur choix ont été importantes. Des divisions sont apparues au sein des familles et même des couples. Des amis se sont perdu de vue. Sur 1,5 million d'habitants, environ 160 000 ont choisi la France, mais finalement, seulement 50 000 ont déménagé.

Quelle citoyenneté avons-nous choisie ? Avons-nous opté pour la « nationalité céleste » ou nous sentons-nous chez nous sur la terre ?

Choisir radicalement Christ a des conséquences sur nos relations terrestres. Cela a également des conséquences sur notre avenir éternel auprès du Seigneur Jésus !